Ren Gill : on ne change pas.

Je suis longtemps restée sans écrire.

J’ai vécu comme qui dirait une période de désamour. 

Je n’aimais pas ce que le garçon postait, ni ses attitudes, ni les morceaux de musique qu’il proposait, ni ses amis … même sa façon de s’habiller et ses mimiques que je trouvais si mignonnes m’agaçaient! 

J’ai été aussi profondément affectée par la polémique suffisamment clarifiée lors des articles précédents « Ren Gill : Open letter » et « Ren Gill : lettre ouverte aux admirateurs de Ren » pour que j’y revienne à nouveau.

Mais, par dessus tout, je n’aimais pas ne pas obtenir de réponse.

Je me suis profondément remise en question : pourquoi avais-je ce besoin d’écrire à son sujet, pourquoi un tel intérêt presque obsessionnel pour ce garçon? 

Certains de mes amis, à la lumière d’autres anecdotes dans ma vie personnelle ou professionnelle, m’ont dit que j’avais besoin de reconnaissance. Cela m’a vexée au plus haut point mais l’adage ne dit-il pas qu’il n’y a que la vérité qui fâche? J’ai finalement décidé de me rallier à ce point de vue là.

Bref, je me suis sentie dévalorisée, incomprise, pas à ma place, décalée, médiocre pour ne pas dire nulle… etc, etc… Enfin tout le toutim avec lequel j’aime bien me flageller depuis aussi longtemps que mes souvenirs remontent. On ne change chantait Céline Dion avec les mots de JJ Goldman. 

J’ai été profondément attristée de ressentir la même chose que lorsque j’avais 7, 12, 15 ou 30 ans…

On ne change pas…

On continue avec ses névroses toujours les mêmes plus ou moins bien cachées, plus ou moins longtemps… il me semblait pourtant, avec l’âge, en avoir fini avec tout ça. Faux ! 

Je me suis donc interrogée : que recherchais-je vraiment ?

J’en suis arrivée à la conclusion que je m’étais convaincue d’être en connexion avec ce garçon. Je pensais que mon amour pour lui était tellement réel et évident que ça allait forcément lui parvenir d’une manière ou d’une autre et que nous pourrions communiquer. Je voulais être son amie. Je voulais qu’il me lise et je voulais que l’on échange.  Il me semblait tellement le connaître et ressentir ses émotions… Cette compassion au sens littéral du terme ne pouvait pas ne pas trouver d’écho. Elle était trop forte! Et cela ne m’était jamais arrivé auparavant. C’était un signe… 

Je commençais à croire à la communication sensorielle, à l’âme soeur cachée quelque part dans le monde, à une espèce de télépathie entre deux âmes connectées…peut-être même à la réincarnation d’un être cher parti trop tôt…

Je n’ai jamais été dans le domaine de l’ésotérisme et là je m’en approchais dangereusement ! La chute n’en fut que plus brutale…

Foutaises, tout ça, je me suis fourvoyée de façon magistrale. Pas de connexion. Pas de communication… Pas d’âme soeur… pas d’extra-sensoriel… Ni avec les vivants ni avec les morts… on est seul avec ses névroses…seul face à soi, face aux autres, face à la vie et face à la mort.

On ne change pas.

On m’a aussi dit que j’étais amoureuse de ce garçon. 

Mon objectivité et ma raison me disent que c’est impossible.

Mais finalement pourquoi pas ? Oui je suis sûrement amoureuse mais pas au sens où on l’entend habituellement. Bien sûr il est beau. Il est talentueux. C’est un artiste. Mais il a surtout une voix incroyable qui me procure des émotions tout aussi incroyables. 

Je ne suis pas folle, ni idiote ni fleur bleue.

Je n’ai jamais envisagé autre chose, je n’envisage pas de le rencontrer ni de faire ma vie déjà bien avancée avec lui ! Mon dieu, comment peut- on croire une chose pareille? Là pour le coup, je suis vraiment incomprise!

Si amour il y a,  et amour il y a probablement, c’est un amour purement platonique, purement esthétique, purement artistique. Peut-être même des sentiments d’ordre maternel…

On ne change pas… et fleur bleue et inconsciente, je ne l’ai jamais été. 

La vie ne m’en a pas laissé l’occasion.

Alors j’ai cessé d’écrire, j’ai cessé de tenter de communiquer avec lui, j’ai cessé d’en parler, je me suis enroulée dans le drap de ma dignité offensée et j’ai essayé de me convaincre de l’inutilité de tout cela. 

Un peu comme une cure de désintoxication.

J’ai avancé – un peu- dans le sens où je n’espère plus – ou moins- une quelquonque communication de qualité avec lui.

Toutefois force est de constater que dans l’ensemble, le traitement a échoué et que ma dépendance assoupie s’est réveillée de façon fulgurante à l’écoute de ce nouvel extrait posté  il y a quelques jours (sans titre ni autre indication) . 

En effet, je suis amoureuse… de cette voix.

Vidéo supprimée 

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