Ren Gill : Disgrâce et prémonitions.

A toutes celles et ceux qui s’étonneraient de la disparition de plusieurs articles précédemment publiés, suite à la demande du personnage principal, je me suis vue dans l’obligation de les supprimer car ils étaient supposés porter atteinte à sa vie privée et à celles de ses proches.

Telle n’était pas mon intention et je m’excuse si j’ai pu blesser la sensibilité de certaines personnes.

 Ma démarche que je n’oserais pas qualifier de littéraire pour ne pas paraître présomptueuse s’inscrivait dans un essai d’analyse pour tenter de comprendre pourquoi cet artiste me touchait en plein cœur, pourquoi il me semblait que son âme affleurait à chaque note, à chaque mot et dans n’importe style musical même dans ceux dont je n’étais pas proche ?

Dans un second temps, ma démarche était de comprendre la genèse d’un talent et de celui-là en particulier. D’où provenait cette sensibilité artistique, dans quel contexte s’était-elle construite ? Il me semblait nécessaire d’appréhender le personnage dans sa globalité.

Dans un troisième temps, j’avais envie de partager ma passion avec d’autres admirateurs comme moi et enfin dans un dernier temps, en prenant pour point de départ SON histoire, d’établir certains parallèles et de parler un peu de moi.

Pour être tout à fait honnête, j’avoue aussi m’être prise au jeu de l’enquête que j’ai menée sur les réseaux sociaux en m’étonnant à chaque fois de toutes les connexions qu’il était facile d’établir pour trouver des informations.

Mais revenons à l’atteinte à la vie privée…

J’ai effectué des recherches sur son entourage, je le redis, pas dans le but de trouver quoique ce soit de compromettant, de croustillant, de scandaleux mais simplement parce que je voulais comprendre le contexte dans lequel IL s’était construit.

 Je précise aussi que toutes ces informations ont été trouvées sur des profils publics et je tiens à rappeler aussi que sur tous les réseaux, à n’importe quel moment, pour n’importe quelle raison, il est possible de basculer en statut privé.

J’ai partagé une infime partie du fruit de ces recherches en laissant de côté tout ce qui, à mon sens, n’éclairait pas SA sensibilité artistique.

Sa famille et son enfance n’étaient évoquées que dans 3 articles.

Son père, dont il parlait lui-même sur un réseau social en partageant une photo avec un commentaire d’un tiers qui indiquait son nom. Je parlais uniquement de sa profession et de son remariage, informations publiques présentes sur son profil et à la portée de tous.

Rien de scandaleux, rien d’indiscret, aucune critique d’aucune sorte, pas d’ atteinte à l’honneur, pas de diffamation, pas de préjudice à la réputation et à la vie privée, pas de lien internet.

Sur sa sœur, « J’ai ainsi déroulé d’interminables pages d’une jeune fille un peu particulière, apparemment très bohème, poétesse à ses heures, adepte de festivals de World music dans les bois, aimant porter des attributs d’animaux en dansant autour de feux gigantesques, pratiquant volontiers le troc, la récupération d’objets et le covoiturage et s’essayant à différents emplois. Une jeune fille aussi très engagée pour des causes multiples, la Palestine, l’opposition à la vente d’armes, la protection de la nature, l’anti-consumérisme pour ne citer qu’elles…

Très approchant du style qu’on avait coutume d’appeler « baba » dans ma jeunesse et « bobo » de nos jours. Même si la tendance semble un peu s’inverser depuis quelques années et que les  » bobos » actuels ont plus d’un paradoxe à leur arc que les babas d’antan, j’ai trouvé ce parfum un peu suranné bien agréable ou du moins rassurant dans notre époque de culte du selfie filtré, de l’individualisme acharné et de la réussite à tout prix. »

 Rien de scandaleux, rien d’indiscret, aucune critique d’aucune sorte, pas d’atteinte à l’honneur, pas de diffamation, pas de préjudice à la réputation et à la vie privée, pas de nom de famille, pas de photo récente, pas de lien internet.

Sa mère « une belle femme au visage très doux »

Rien de scandaleux, rien d’indiscret, aucune critique d’aucune sorte, pas d’atteinte à l’honneur, pas de diffamation, pas de préjudice à la réputation et à la vie privée, pas de nom de famille, pas de photo, pas de lien internet.

Je donnais leurs prénoms certes, mais dans la mesure où elles ne portaient pas le même nom de famille, je ne pensais pas commettre d’indiscrétion.

Donc enfance dans un contexte familial très artistique pouvant expliquer sa créativité et sa sensibilité.

J’évoquais ensuite la séparation de ses parents à une date inconnue et j’imaginais que cela L’avait profondément affecté, ce qui expliquerait en partie l’émotion, les cicatrices, les fêlures que j’entendais dans SA voix. Quel scoop ! Quel enfant n’a -t-il pas souffert de la séparation de ses parents ? Il en parle lui-même dans un de ses derniers textes.

« 🎶Mais la vie n’ était pas douce à la maison…papa et maman se sont séparés. C’est ainsi…mais moi! Je déteste voir ma mère seule, tard dans la nuit en train de pleurer… à travers les murs j’ai entendu l’amour mourir … Extrait de « Power » single -2022.

Rien de scandaleux, rien d’indiscret, aucune critique d’aucune sorte, pas d’atteinte à l’honneur, pas de diffamation, pas de préjudice à la réputation et à la vie privée.

Ai-je ainsi porter atteinte à sa vie privée et à celle de ses proches ? il ne me semble pas, mais je ne suis plus sûre de rien…

J’avais aussi partagé des photos et je reconnais ici que c’était une erreur.

Une de son père et de lui où je précisais :

« Dans les articles qui suivront (enfin, j’espère), je ne donnerai pas de noms complets car je ne veux pas m’immiscer dans une vie dont Ren lui même n’aurait pas donné d’informations directes. Mais dans la mesure où il a lui-même partagé cette photo, je ne pense pas commettre d’indiscrétion. » 

 Puis 3 photos de lui enfant car je trouvais attendrissant de voir et de partager son joli petit minois.

Je m’étais renseignée au préalable, sur l’utilisation de l’image d’autrui qui est interdite sans l’accord préalable de l’intéressé mais :

« sur les réseaux sociaux, la situation est différente. En acceptant les conditions d’utilisation, les utilisateurs de ces plateformes donnent une autorisation générale à l’hébergeur et aux autres usagers de republier leur contenu sans limite, sans considération du contexte ou d’autorisation spéciale…ils disposent toutefois d’un droit de retrait de leur image si les publications portent préjudice à leur réputation ou à leur vie privée ».

 Je ne pensais pas qu’une photo de soi enfant, prise dans une situation et un environnement correct, puisse porter préjudice. 

Pour finir et pour être tout à fait honnête là-encore, j’avoue que je n’étais pas très à l’aise avec tout ça comme si je pressentais que d’une manière ou d’une autre, j’aurai à faire face à une incompréhension voire même à un rejet total de mon travail.

Je voudrais ainsi partager ici, l’ébauche de l’article qui allait être le dernier à paraître : je comptais faire une brève présentation de la maman, là encore pas sur sa vie privée mais sur son travail d’artiste puisque cette dernière pratique elle aussi le chant au niveau professionnel et sur l’influence que cela avait pu avoir sur lui. « je suis heureuse que Ren se soit souvenu de mes conseils sur les harmonies » commentera-t-elle sur un réseau social (je n’ose plus citer le nom de quoique ce soit c’est terrible). puis je comptais terminer ainsi :

copié-collé de l’article à l’état d’ébauche

« J’en ai enfin fini avec cette partie. si les recherches pour ces trois derniers articles m’ont procuré beaucoup d’excitation, les écrire ne m’a procuré finalement que peu de plaisir.

Je me sens vaguement mal comme devrait se sentir quelqu’un espionnant ses voisins, comme un paparazzi ou un biographe non officiel à l’affût de la moindre indiscrétion et du moindre détail croustillant.

Pouah, je ne suis vraiment pas fière de moi.

Même si cela me semblait nécessaire-personnellement-pour mieux appréhender l’artiste dans sa complexité, le doute quand à la nécessité de publier ces informations s’est emparé de moi au fur et à mesure que je les rédigeais.

Et pourtant quand je veux parler de lui, j’ai l’impression d’avoir sous les yeux une toile de peinture sur laquelle viendrait se poser des petites touches de couleur plutôt sombres mais qui paradoxalement éclaireraient magnifiquement le sujet principal du tableau, sa sensibilité et sa créativité. A REVOIR

A la lumière de ce tableau, je pense pouvoir à présent continuer à me concentrer sur ce qui m’intéresse le plus, à savoir son parcours artistique, sa façon d’écrire et de chanter et sa formidable résilience. »

Le problème à présent à la lumière des derniers évènements est que je vais avoir du mal à me concentrer sur la suite que je voulais donner à mon travail. 

Des articles ont disparus, trois seulement concernaient le milieu familial et les autres me direz-vous?

Je les ai supprimés car je ne sais plus ce que l’on a droit de dire ou de ne pas dire. 

Par exemple, l’article où je m’amusais à deviner l’âge de Ren en faisant des recoupements avec un de ses anciens blogs (pas de noms même si on peut le trouver sur la troisième ou quatrième page des moteurs de recherche) et une story IG en précisant : 

« Recherches futiles me direz- vous mais bon avec ce qu’il se passe dans notre monde actuellement, un peu de futilité est une thérapie qui permet d’occulter, l’espace d’un instant, la noirceur du reste. Ne vaut- il pas mieux réfléchir à l’âge d’une personne qu’aux motivations d’un tyran russe fou furieux ? »

porte-t-il atteinte à sa vie privée ? 

Il en est de même pour les autres articles : forcément chacun d’entre eux donnait au moins une information que j’avais trouvée dans une des pages d’un des réseaux sur sa maladie, sur les difficultés auxquelles il avait du faire face etc…

En dernier lieu et je terminerai ici ce long article, je ne pense pas qu’il ait lu ce blog. Je pense qu’il a basé son jugement sur l’interprétation que d’autres lui en ont fait. En effet, dans son message il dit qu’ on n’a pas le droit de parler de sa famille mais aussi de ses amis, de son mode de vie et d’avec qui il partage sa vie. Aucun de mes articles ne faisait mention de ces 3 derniers points. Qu’on n’a pas le droit de partager son adresse… j’ai l’information mais l’ai-je partagée? En aucun cas.

 La notion de vie privée ne m’est pas totalement étrangère.

PS : pardon à tous ceux qui appréciaient mon humour et mon auto-dérision, j’avoue ne plus beaucoup en avoir dans mes derniers scribouillages ! espérons que mon prochain article ne s’intitule pas « crucifixion ».

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