Alitée pendant plus de 4 mois suite à un accident, après des heures et des jours de sommeil médicamenteux, j’ai écumé toutes les séries disponibles sur Netflix, Canal et co. Puis l’esprit moins embrumé par tous ces anti-douleurs, j’ai lu des livres que je n’avais pas eu le temps de lire jusque là, puis des livres que je voulais relire, tant ils avaient été importants pour moi : quelques Kundera, beaucoup de John Irving… puis j’ai essayé de tricoter mais bon décidément je n’ai jamais été manuelle… Alors, chose très étrange alors que je trouvais cela très futile, égocentrique, voyeuriste, j’ai commencé à naviguer sur les réseaux sociaux. Le temps était long, les journées finissaient souvent en crise de nerfs, trop de douleurs, trop d’immobilité, d’ennui… sentiment d’inutilité… là encore vidéos de chats tournant frénétiquement pour attraper leur queue, se cognant à des vitres ou faisant de formidables câlins à leurs amis humains ou canidés ou « plumidés » ( j’aime bien inventer des mots ). Bien qu’adorant les chats, ce fut vite lassant… Et puis j’ ai regardé des vidéos de musiciens de rue le « busking » effectué par des « buskers », substantifs totalement absents de mon vocabulaire jusque là. J’ai toujours été fan du phénomène, les rues d’Aix en Provence, de Marseille, de Paris ou de New York plus récemment m’ont souvent offert ces moments de pur bonheur, pour qui aime follement la musique et les artistes.
Je découvre alors une vidéo des « Big Push » avec une formidable reprise de Nina Simone. Une véritable pépite! Les autres buskers que j’avais visionnés étaient bons voire très bons mais eux… !!! J’étais impressionnée !
Qui sont ces 3 talentueux garçons ? Et en particulier d’où vient cette voix d’un des 3 (pas de jaloux, les 2 autres sont aussi exceptionnels: mais bon après le feeling c’est comme les goûts et les couleurs…allez savoir pourquoi)? Ma mobilité étant ce qu’elle était, même si ça allait tellement mieux que 4 mois en arrière, je me suis lancée dans des recherches « webesques » effrénées.
Romain Axisa, tiens un français! (Normal qu’il soit bon… chauvin, on l’est toujours un peu au fond de soi, c’est bizarre !). Un look, une dégaine, une énergie formidable, une envie d’être là et une maestria instrumentaliste… Goran Kendall, plus discret, avec une voix impressionnante… et… et…Ren Eryn Gill, la voix, la dégaine, l’énergie, l’envie, l’excellence instrumentale, la gueule d’ange… ALL ! full ! Carton plein, échec et mat, game over, BangBang…
Inexorablement , mon envoûtement commençait…

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